La violence continue..

La violence continue..
Les autorités indiennes poursuivent leurs recherches pour tâcher d'identifier les responsables des sept attentats à la bombe de Mumbai, où des millions d'habitants ont tenté de reprendre une vie normale au lendemain de la catastrophe.
Les enquêteurs ont continué à fouiller dans les décombres des trains détruits dans ces attentats qui ont fait, mardi, 183 morts et plus d'un demi-millier de blessés dans l'agglomération de la capitale financière indienne.
Selon toute vraisemblance,les poseurs de bombe pourraient avoir été "inspirés par les attentats de Londres et Madrid" imputés à Al Qaïda.

Deux des principales organisations séparatistes du Cachemire indien sur lesquelles planent des soupçons - le Hizb-u-Mujahideen basé au Pakistan et le Lashkar-e-Tiba - se sont déclarées mercredi étrangères aux sept attentats.

On peut donc que denoncer ces actes barbares et aveugles aui frappent encore une fois des innocents,
mais comme un signe d'espoir, on pouvait voir mercredi des Indiens musulmans patienter plusieurs heures dans des files d'attente pour donner leur sang à leurs compatriotes hindous blessés dans les explosions.

La preuve,si il est besoin d'en donner,que l'immense majorite des musulmans ne soutient pas cette "guerre sainte" sanguinaire et cruelle,apres Londres l'ete dernier,c'est a l'Inde de se montrer plus forte que ces terroristes.
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 10:36

Ségolène est-elle de droite?

Ségolène est-elle de droite?
Question à la mode,mais qui a le mérite de faire réfléchir..
Les propos de la présidente de Poitou-Charentes sur la délinquance secouent son camp politique.

Un service civique obligatoire qui serait extrêmement coûtteux,la mise sous tutelle des allocations familiale,et le placement d'office dans des internats ou des établissements à "encadrement militaire" pour les mineurs délinquants,de quoi ravivé les clivages au Parti Socialiste qui n'avait pas en plus besoin de ça.
La gauche fabiusienne accompagnée de Montebourg critique la "dérive droitière" de Ségolène Royal,l'autre prétendant,Dominique Strauss-Kahn affirme que l' "on a déjà un Sarkozy dans le pays,pas la peine d'en avoir deux".

Malheureusement,Me Royal si elle parle beaucoup,et maladroitement ne vote ni les projets de loi,ni les budgets du ministre de l'Intérieur.. et par l'intermédiaire de son blog pour que ses sympathisans lui soufflent des idées (qu'elle n'a pas seule) on découvre qu'elle reprend,entre autre les expressions de Jean-Marie Le Pen "vos idées sont les miennes".

A ce tournant radical à la droite de la droite sur le plan sécuritaire,s'ajoute des propositions aussi surprenantes que l'obligation pour un employé d'adhérer à un syndicat.. cette obligation n'ayant existé que dans le syndicat du livre et en URSS..
Mieux encore,Ségolène propose de s'attaquer aux 35heures,je dois,avouer qu'elle commence à me plaire,et comme le dit si bien Nicolas Sarkozy "elle commence à me plaire,il ne lui reste plus qu'à se dire pro-américaine,et je lui propose la présidence de l'UMP".Ce qui serait,à n'en point douter,un "soutien de poids".

Malheureusement,et paradoxalement(??) Me Royal est bien de gauche,et a(vait) des chances de porter le "projet socialiste",si l'on peut l'appeller ainsi,pour la présidentielle de 2007.Mais il ne faut pas s'inquiéter,son mari l'a rappeller à l'ordre et a réaffirmer qu'il n'y aurait qu'un seul programme que le candidat choisi se devrait de soutenir.

Si la petite fraise l'a dit,alors on a de quoi être rassuré..

# Posté le lundi 05 juin 2006 04:38

Affaire Clearstream

Affaire Clearstream
Ayant eu un commentaire comme quoi je ne voulais pas traiter de ce sujet.. je répondrai que c'est vrai,je trouve inutile de parler,comme le fait la presse de parler d'un sujet qui est désormais l'affaire de la justice et qui jette un discrédit encore plus grand sur Chirac et de Villepin.La plupart des français sont lassés de voir des magouilles,et se dégoutent de plus en plus de la politique ou finissent par voter pour les extrêmes,voila en partie les raisons pour lesquelle je ne voulais pas aborder ce sujet que je ne trouve pas intéressant, et qui ne fait que me conforter dans l'idée qu'il est dur pour certains de vouloir quitter le pouvoir,et qu'ils sont prets à tout pour éliminer les concurrents qui les devance pour s'accrocher au peu de pouvoir qu'il leur reste.. vous voyez où je veux en venir.

# Posté le jeudi 18 mai 2006 15:45

Bush envoit la garde nationale à la frontière mexicaine

Bush envoit la garde nationale à la frontière mexicaine
Voyant sa côte de popularité littéralement chuté,le président républicain a décidé d'aborder le thème de l'immigration clandestine pour regagner la frange la plus conservatrice de son parti.
Son homologue mexicain,Vicente Fox s'est inquiété de cette militarisation du problème.. Bush dérape-t-il?

# Posté le jeudi 18 mai 2006 15:39

Zacarias Moussaoui, le raté d'Al-Qaida

Zacarias Moussaoui, le raté d'Al-Qaida
Lorsque j'ai lu cet article dans Le Monde du 27 avril,j'ai immédiatement voulu en parler ici,j'ai retrouvé ce portrait sur le site de mon quotidien pour vous le rapporter,pour info,Moussaoui vient à l'instant d'être condamné à la prison,et ne sera donc pas le martyr qu'il aurait tant voulu être.Justice est faite.

Khaled Cheikh Mohammed, le "cerveau" des attaques du 11 septembre 2001, s'en méfiait comme de la peste. L'émir de la Jemaah Islamiyah, organisation islamiste de Malaisie affiliée à Al-Qaida, était prêt à tout pour s'en débarrasser. En Afghanistan, l'homme, qui se présente aux juges comme "un grand terroriste", servait de chauffeur à la maison d'accueil d'Al-Qaida à Kandahar.


Mais on prête à Oussama Ben Laden une attention particulière pour les songes prémonitoires. Et Zacarias Moussaoui a rêvé de précipiter un avion sur la Maison Blanche. "N'oublie pas ton rêve", aurait dit le chef d'Al-Qaida à Zacarias Moussaoui avant de l'envoyer aux Etats-Unis apprendre à piloter. Peu discret, celui-ci a fini par se faire arrêter le 16 août 2001, au banal motif d'un visa périmé.

Il est depuis sept semaines le personnage central de ce qui est devenu le "procès du 11-Septembre" voulu par le gouvernement américain à la fois comme exutoire et thérapie pour les proches des victimes. Mais plus de quatre ans d'enquêtes n'ont pas permis d'établir un lien direct entre Zacarias Moussaoui et les attaques.


"NOUS VOUS AURONS"


Marqué par un désir de grandeur et une tendance à la mythomanie, il a endossé avec enthousiasme un costume bien trop grand pour lui, celui du pilote d'un cinquième avion et du coupable idéal. Il pose en terroriste sanguinaire se moquant des sanglots et de la souffrance des familles des victimes et proclame son désir de "tuer tous les Américains" et de "combattre chaque jour". "Cela prendra le temps qu'il faut, dit-il, mais nous vous aurons."

Rien ne prédestinait Zacarias Moussaoui à jouer ce rôle et à occuper depuis quatre ans et demi les premières pages des journaux. Citoyen français né en 1968 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) dans une famille d'immigrés marocains, il a découvert l'islam et le fondamentalisme à Londres au milieu des années 1990 et a soudain trouvé un but à sa vie : le djihad, la guerre sainte.

Pendant deux mois de procès, le Français a eu son heure de gloire. Le petit soldat d'Al-Qaida, qui suscitait méfiance et irritation chez la plupart de ses chefs, est pour l'instant la seule personne passible de la peine de mort pour les attentats du 11-Septembre. Il rêvait d'écraser un avion sur la Maison Blanche. Il a réussi à convaincre le jury du tribunal fédéral d'Alexandria, en Virginie, que ce cauchemar aurait pu devenir réalité. "Ils veulent ma tête, je vais la leur donner sur un plateau", a-t-il confié à sa mère.

A force d'être présenté comme une figure importante d'Al-Qaida, Moussaoui a fini par y croire. Mais il n'était manifestement pas fait pour cela. Quand Khaled Cheikh Mohammed l'envoie en Malaisie à la fin de 1999 pour apprendre à piloter, sur recommandation d'Oussama Ben Laden, les choses tournent mal rapidement. Il n'a pas assez d'argent, l'école ne lui convient pas, le climat est "trop humide".

Il suggère d'enlever des hommes d'affaires chinois pour obtenir des rançons et fait acheter 4 tonnes de nitrate pour fabriquer des explosifs. Un des dirigeants du Jemaah Islamiyah se rend même en Afghanistan pour demander le rapatriement de Moussaoui. Il est rappelé et réprimandé par Khaled Cheikh Mohammed.

Mais Ben Laden a un faible pour Zacarias. Celui-ci est envoyé aux Etats-Unis pour, à en croire Khaled Cheikh Mohammed, faire partie d'une hypothétique deuxième vague après le 11 septembre, sans équipes constituées ni entraînées, et sans objectifs déterminés.

Zacarias Moussaoui était incapable de se montrer discret. Il attirera l'attention en montrant d'importantes sommes d'argent en liquide, en se rendant dans les mosquées, en prêchant le djihad. Avant son départ pour les Etats-Unis, Khaled Cheikh Mohammed l'avertit de ne jamais mentionner le mot "avion" dans ses communications. Mais, à peine arrivé, en février 2001, le Franco-Marocain envoie un message détaillant son inscription dans une école de pilotage de l'Oklahoma. Khaled Cheikh Mohammed ne veut plus entendre parler de lui. Moussaoui se révélera vite lamentable comme pilote, incapable, après cinquante-cinq heures de vol, de prendre les commandes seul. Un élève normalement constitué y parvient après dix leçons d'une heure.

Recalé en Oklahoma sur de petits monomoteurs à hélice, il se rend dans la banlieue de Minneapolis (Minnesota) dans un des plus importants centres américains de formation sur simulateurs. Deux heures après l'avoir rencontré, son instructeur, Clarence Prevost, a des soupçons. Le surlendemain, Moussaoui est arrêté. Aucun membre d'Al-Qaida ne semble avoir appris son arrestation... Ni s'en être soucié.

Finalement, si son objectif est bien de finir en "martyr", la seule chose que Moussaoui peut réussir, c'est son procès. Il s'y est soigneusement préparé, décrivant à plusieurs reprises les audiences comme "un cirque, un spectacle hollywoodien". Selon le témoignage d'un de ses gardiens, Vikhas Ohri, il rit beaucoup, "tous les jours", après être rentré en cellule, en se remémorant les témoignages des familles de victimes du 11-Septembre.

La juge Léonie Brinkema l'a beaucoup écouté et a même montré une certaine patience devant les 272 motions envoyées par l'accusé, absurdes et insultantes, comme celle-ci, intitulée "Dieu maudisse la reine, petite salope de Buckingham". Il s'est fréquemment contredit. Mais, lors du procès, il a souvent réussi à se donner une figure à peu près cohérente. Prévenant pour la juge et les procureurs, il veillait parfois à ne pas se lancer dans de grands discours, voulant apparaître crédible.

Cela ne l'empêche pas de croire "à 100 %" à un autre rêve prémonitoire : "George Bush annoncera à la télévision et au monde avant la fin de son mandat qu'il me libère. Je prendrai un Boeing 747-400 à JFK pour Londres Heathrow en première classe, sans boissons, sans femmes... J'écrirai un livre, je gagnerai beaucoup d'argent et rejoindrai mes frères d'Al-Qaida dans les montagnes d'Afghanistan."


"GUERRE DE PROPAGANDE"


Zacarias Moussaoui est aussi persuadé qu'il a été constamment surveillé par le FBI avant son arrestation, qu'un micro avait été mis dans un ventilateur laissé à son intention. Il est convaincu que ses avocats font partie d'un grand complot pour le tuer. Et, dans le même temps, il se montre coopératif avec les procureurs, dont l'objectif déclaré depuis le premier jour est de le faire condamner à la peine capitale. Reflet d'une schizophrénie paranoïaque comme l'affirment les experts de la défense ou simples troubles de la personnalité selon ceux de l'accusation ? "Je ne suis pas un fou, mais un fondamentaliste", rétorque-t-il.

En prenant sa place, les 27 mars et 13 avril, sur le banc des témoins, Zacarias Moussaoui a affiché clairement son objectif : pour lui, tout cela n'est que "propagande". En plaidant coupable en avril 2005, contre l'avis de ses défenseurs, "je savais, dit-il, que mes aveux seraient sur Internet. C'est une guerre de propagande. Je sais que des musulmans les ont lus et qu'ils ont été contents de voir que je combattais".

Considéré longtemps comme "le vingtième pirate" du 11-Septembre, il s'est donné le rôle grandiose de pilote d'un cinquième avion, qui était toujours sans "équipage" moins d'un mois avant la date fatidique, à l'exception de son "copain", Richard Reid, terroriste presque aussi improbable que lui.

Mais, par cet aveu soigneusement prémédité, Moussaoui a fait basculer son procès vers la peine de mort. Il a confié sa satisfaction à son gardien : "Il a dit que les jurés l'avaient cru puisqu'ils l'avaient jugé passible de la peine de mort", a raconté Vikhras Ohri.

Devenir le premier condamné à mort du 11-Septembre ferait de lui un symbole, une figure d'Al-Qaida. Il deviendrait enfin le terroriste qu'il a rêvé d'être. Moussaoui a fini par croire à ses propres histoires. Le jury y croira-t-il aussi ?

Eric Leser et Alain Salles
Article paru dans l'édition du 27.04.06

# Posté le mercredi 03 mai 2006 17:28

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:29